Réflexions

Vendredi 10 mai 5 10 /05 /Mai 00:15

Quelques mots au sujet de la soumission virtuelle :

 

Elle n'a rien de virtuel ! Certes, la rencontre physique, le contact des partenaires en est exclu, mais il s'agit bel et bien d'un partenariat, d'une relation saine et consensuelle basée sur la confiance.

Il existe bien sûr des personnes pour lesquelles ce genre de relation demeurera purement virtuelle, n'ayant pour objectif que d'émoustiller leurs sens. Grand bien leur fasse, je ne les blâme pas pour cela et chacun demeure libre de ses pratiques. 

Je n'apprécie que moyennement ce terme, "virtuelle". Est-ce parce que le contact physique est exclu de la relation et que tout se passe par le biais des mails, webcam et autre que la dite soumission devient virtuelle ? Faut il considérer là comme c'est souvent le cas qu'il ne s'agit pas d'une réelle soumission ?

Pour ma part, il peut y avoir un réel sentiment de soumission à travers une relation basée sur un échange d'écrits et d'images.

C'est une opinion personnelle et elle n'engage que moi, je ne cherche pas à imposer quoique ce soit, mais si cela à quelque intérêt à vos yeux je vous invite à poursuivre la lecture.

 

En tant qu'opinion personnelle, elle est basée sur des expériences de même ordre. Il est bon pour comprendre mon opinion actuelle de saisir ce qui a pu la fonder :

 

Ma pratique initiale, en matière d'autopunition, était spontanée. Je me donnais du plaisir (masturbation, anal…) en même temps que de la douleur (pinces, bougies…). La base quoi ;-)

Cette pratique a évoluée, tout d'abord en y incluant de plus en plus fréquemment un miroir. Je tirais de plus en plus d'excitation et par conséquent de plaisir à voir, "me" voir.

Se développait alors le sentiment d'humiliation. D'abord après la jouissance, ou je prenais du recul par rapport à ce que je venais de faire ou de "me faire" mais où les images reflétées par le miroir empêchaient mon esprit de vite "oublier" ce petit abandon de moi-même . Cette lutte devint plus claire. Une conscience qui tente de vite mettre au placard certains événements d'une part, et d'autre part, une forme de subconscient grandement excité par les mêmes événements.

Constat humiliant que, dans certaines conditions d'excitation, une partie de moi même devient incontrôlable, me faisant accomplir des actes que nombreux jugeraient comme dégradants.

 

De ce fait, cette alchimie du plaisir ressenti, de la douleur qui l'accroit, et de l'humiliation ressenti à le voir  n'a fait que me pousser plus loin. J'intégrais petit à petit à mes jeux de l'urine (la mienne), du sperme (le mien), de plus en plus excité par la "bassesse" des actes, et en tirant toujours de plus en plus de plaisir.

 

Sur le web, je me fis passer pour une femme. Rencontrant donc assez rapidement des hommes prêt à me dicter des ordres par mail. J'effectuais des comptes rendus très détaillées, illustrés de dessins. Je tire plusieurs choses de cette expérience :

 

- il faut mentir, ruser, sans arrêt, inventer des prétextes plausibles. C'est fatiguant dans le fond. Et au jour d'aujourd'hui, je n'ai pas envie de mentir, "j'ai passé l'âge de ces conneries" comme dirait l'autre.

- obéir aux directives d'une autre personne est bien plus excitant que de se laisser aller seul. Bien plus humiliant quant à ce jeu de "ce que je fais"/"ce que j'en tire comme plaisir"/"Ce que je vois".

- mais du coup, pour que la sauce prenne et que votre interlocuteur rentre dans le jeu, il faut lui donner une contre partie

 

C'est là, à mon sens, le point essentiel. Toute relation est un échange. La relation dominateur/soumis en est un. Dans le cas d'une soumission dite "virtuelle", il fonctionne ainsi, à mon sens bien sûr :

 

1/ Le dominateur écrit les directives

2/ Le soumis lit les directives

 

Ces deux phases sont souvent répétées. Car lorsque le soumis va exécuter les ordres, le dominateur ne sera pas présent, et tout doit être réglé comme du papier à musique. Il faut bien sûr passer aux actes à un moment donné, mais ces deux phases préliminaires peuvent très bien, et doivent c'est mieux, devenir une période d'excitation mutuelle entre soumis et dominateur. Le fait qu'une date soit donné pour l'exécution va dans ce sens. Chacun attend.

 

3/ Le soumis exécute les ordres

 

Pour le soumis, c'est la phase "physique", celle du plaisir ressenti. Celle ou il obtient quelque chose de la part du dominateur et ne donne rien sur l'instant.

 

4/ Le soumis réalise son compte-rend

5/ Le dominateur lit le compte-rendu

 

Je crois la phase 4, l'écriture du compte rendu, essentielle à une bonne relation de domination "virtuelle". C'est à mon sens de cette dernière que va dépendre le plaisir du dominateur. C'est au tour du soumis de donner. La lecture du compte-rendu doit donc provoquer chez le dominateur de l'excitation. N'ayant pas le pouvoir d'imposer au dominateur de se donner du plaisir, le soumis doit en provoquer l'envie. Si a la lecture du compte-rendu le dominateur est excité au point de se masturber ou se donner du plaisir par tout autre moyen de son choix, c'est gagné.

Et pour ma part, je part du principe que si la rédaction et surtout la relecture du compte-rendu provoque chez moi une excitation c'est que je suis sur la bonne voie pour exciter mon lecteur (ma lectrice).

 

Ainsi donc, cette expérience du web et de la soumission "virtuelle" en me faisant passer pour une femme, fut particulièrement enrichissante.

J'avais la certitude que le soin apporté à la préparation de la séance et la qualité du compte-rendu étaient deux aspects clé de cette forme de relation, et rendaient possible du plaisir de part et d'autre.

Je savais également que c'était terriblement bon !

Fatigué de mentir sur mon identité, j'arrêtais alors ce petit jeu, mais je me privais du même coup d'une incommensurable source de plaisir.

Comme pas mal de personnes pratiquant l'autopunition, je mis alors au point un système aléatoire, à base de dés et de quelques notes, me dictant les actes à accomplir. Cela fonctionne. J'ai pris beaucoup de plaisir grâce à ce système. J'en ai d'ailleurs fais la narration sur un forum (Vassilia).

Mais il faut bien admettre que si l'excitation ressenti à obéir aveuglément au résultats d'un lancé de dés est un "plus" dans une pratique solitaire, cela demeure bien une pratique "solitaire"…

Et avec le temps, j'aimerais développer mon expérience. Je suis las de l'aspect "solitaire" de la chose. Je suis convaincu qu'une relation de domination peut fonctionner sans contact "réel". Cela demande seulement pas mal d'investissement de part et d'autre. Car si le soumis se doit de passer du temps à la qualité de ses comptes-rendus, le dominateur doit passer aussi du temps à saisir les possibilités et les envies du soumis.

Bien comprendre ce qui excite le soumis, quelles sont ses limites, jusqu'où peut-on le pousser, assure une séance d'éxécution jouissive pour ce dernier. Et dans mon cas, plus la séance est bonne, plus je m'implique naturellement dans l'écriture du compte-rendu, plus les sensations à y transmettre sont fortes et excitantes.

 

Voilà. C'est ce que vous trouverez sur ce blog

J'y fais la narration de mes expériences personnelles et de cette envie prononcée de voir un jour une dominatrice ayant le désir de me "prendre en main" intégrer ce champ d'expériences.


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  • : Sweet, artiste soumis
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  • : J'aime la soumission. Pratiquant le self-bondage, l'autopunition, je confie ici mes désirs, mes expériences, mes fantasmes par le biais de l'écriture, du graphisme et des illustrations. Femmes dominatrices, maîtresses délicieuses, votre participation me comblerait.
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